Un exemple de dialogue social au service de l’emploi et de la compétitivité

Publié le 13/09/2017 à 14H08

Ce jeudi 7 septembre, j’ai rencontré à Chartres l’équipe CFDT de l’entreprise Novo Nordisk, qui fabrique des cartouches et des stylos d’insuline. Ce sont des élus motivés, qui ont les pieds sur terre et qui s’engagent au quotidien par le dialogue social pour améliorer les conditions de travail des salariés de l’entreprise. 

Laurent Nordisk Blog

Le 10 février dernier, la section CFDT a négocié et signé un accord sur l’organisation et la durée du travail. La direction visait à augmenter la productivité du site en vue d’intégrer de nouvelles lignes de production. L’action de la CFDT a permis d’intégrer à cet accord la création d’emplois et l’investissement dans de nouvelles infrastructures pour les salariés. Cet accord a ensuite été soumis aux salariés qui l’ont approuvé à 64,48%.

Voilà un bel exemple de la vision moderne et constructive du dialogue social portée par la CFDT. Il ne s’agit pas de nier les intérêts divergents qui existent dans l’entreprise, ni de bloquer toute évolution. Il s’agit de réunir autour de la table les différents acteurs pour leur permettre de réfléchir à des solutions justes pour les salariés et efficaces pour l’entreprise.

Bien sûr, cela nécessite au préalable de créer les conditions d’un dialogue social équilibré et loyal,  de s’assurer que les acteurs négocient à armes égales. Et pour cela, la présence syndicale est essentielle. Un syndicat permet aux représentants du personnel de compenser le lien de subordination qui les lie à leur supérieur. Un syndicat, c’est de la formation, des conseils économiques, sociaux, un soutien matériel et humain. C’est aussi une vision globale de l’entreprise et de la branche d’activité, ce qui exclut la défense corporatiste d’une profession.  

La CFDT défend un dialogue social de qualité et régulier au sein de l’entreprise. L’information, l’échange sincère et loyal permet d’anticiper au mieux les difficultés à venir et d’y faire face sans casse sociale. Sur un marché mondialisé et considérant les transitions que nous vivons, aussi bien numérique qu’écologique, il n’est pas anormal qu’une entreprise ait besoin de revoir son organisation. Ce qui est inacceptable c’est que ces mouvements se décident sans les salariés, par une décision unilatérale de l’employeur. Les travailleurs sont la principale richesse de l’entreprise, ils doivent pouvoir prendre part à ces décisions stratégiques. C’était le sens de nos propositions pour un renforcement de la place des salariés dans les Conseils d’administration ou pour d’avantage de codécision dans les entreprises sur des sujets tels que l’utilisation des subventions publiques, l’évolution des compétences, la rémunération des dirigeants ou l’organisation du travail.

Nous continuons à peser auprès du gouvernement pour que les représentants du personnel aient les moyens d’effectuer leurs missions correctement, que ce soit en termes d’heures de délégation ou de nombre de mandat.                                                                                              

Le dialogue social n’est pas une épine dans le pied de l’employeur, bien au contraire. Aujourd’hui, suite à cet accord chez Novo Nordisk, 350 emplois ont été créés, un restaurant d’entreprise construit et l’entreprise est restée leader mondial sur le marché de l’insuline.

Par le dialogue social, la qualité de vie au travail peut être améliorée, l’emploi et la compétitivité de l’entreprise préservés. Les militants de la CFDT le prouvent au quotidien.