La CFDT s’engage pour sécuriser les parcours professionnels de tous les actifs

Publié le 15/02/2018 à 16H28

La CFDT est engagée dans les discussions lancées par le Gouvernement pour réformer l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance chômage. Nous abordons ces trois chantiers ensemble, avec un même objectif : pour endiguer le chômage de masse, faire face aux mutations profondes amenées par les évolutions technologiques toujours plus rapides et la transition écologique indispensable, nous voulons construire une véritable sécurisation des parcours. Nous voulons mettre le travailleur en capacité d’agir et de décider de son parcours.

Demain, se tient une des dernières séances de négociation sur la formation professionnelle. La CFDT fait des propositions pour le développement des compétences de tous les actifs, jeunes en alternance, salariés comme demandeurs d’emploi. La montée en compétences, c’est un enjeu majeur de sécurisation des parcours et par la même de la compétitivité des entreprises.

Lors des négociations de 2013, la CFDT avait obtenu la création du compte personnel de formation (CPF), un droit à la formation directement attaché à la personne et non plus à son statut professionnel. Nous voulons aujourd’hui renforcer ce droit et le rendre plus équitable. Nous proposons de consolider un droit à la formation pour tous, tout en le renforçant pour les travailleurs les moins sécurisés (personnes peu qualifiées, séniors licenciés, salariés en temps partiel…).  Le CPF doit également permettre à ceux qui le souhaitent, d’opérer une transition professionnelle plus profonde.

Mais un droit n’est rien s’il n’est pas connu et mobilisable. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur l’accompagnement, un accompagnement gratuit et universel, pour tous et pas seulement les mieux informés ou les plus agiles. Cet accompagnement doit permettre à chacun de s’interroger sur son parcours professionnel, d’anticiper les changements et de construire un projet. On l’oublie souvent, mais les freins à l’emploi ne sont pas uniquement professionnels, ils peuvent aussi être la conséquence de problèmes de santé, de problèmes familiaux… Ce sont tous ces aspects de la vie d’une personne qui doivent être pris en compte pour la réussite d’un projet professionnel. C’est dans ce sens que la CFDT propose de renforcer le Conseil en évolution professionnelle : le rendre plus visible en multipliant les campagnes de communication envers ceux qui en auraient le plus besoin, plus accessible en l’organisant au plus près des travailleurs et plus global en impliquant l’ensemble des acteurs de l’accompagnement (partenaires sociaux, assistants sociaux, associations…).

Enfin, la formation des travailleurs doit être l’objet de discussions entre employeurs et salariés dans les entreprises. D’abord, parce que le besoin en compétences est un choix stratégique pour une entreprise, un élément essentiel de la qualité de ses produits ou de ses services. Mais aussi parce que l’écart qui pourrait exister entre le besoin en compétences et les aptitudes des salariés représente un risque pour les travailleurs de déqualification. Au même titre que l’employeur est responsable de la sécurité des salariés dans l’entreprise, il doit être responsable de leur employabilité. 

Dans un monde en mouvement, la CFDT veut donner aux travailleurs la capacité de voir venir, de rebondir en cas d’accident de parcours et de garder prise sur leur avenir professionnel. Nous voulons poursuivre la transformation de notre modèle social vers un système solidaire dans lequel chacun bénéficie de droits adaptés à ses besoins et de l’accompagnement nécessaire à la construction de son parcours.