La CFDT réfléchit à l'industrie du futur

Publié le 28/06/2017 à 15H36

Le 20 juin dernier, la CFDT organisait une deuxième journée d’ateliers autour de l’industrie du futur : une centaine de militants sont venus échanger et réfléchir sur les mutations qui traversent l’industrie, mais surtout sur les moyens de les anticiper et de les sécuriser. 

L’industrie se transforme au gré des innovations techniques et technologiques : le numérique et toutes les technologies qui en dérivent, l’automatisation et la robotisation, les imprimantes 3D, l’internet des objets, la réalité augmenté… La liste est longue et n’a pas fini de s’allonger. Les techniques de production évoluent à une vitesse considérable. 

On parle de fabrication par imprimante 3D des équipements industriels, de production de textile connecté dédié à la santé personnelle, de fabrication de pièces composites à grande cadence (technique qui permet de réaliser en une seule étape des sous-ensembles complexes dans des temps de cycle plus courts)…

Les activités des entreprises deviennent, par là même, de plus en plus complexes, de plus en plus diversifiées si bien que la distinction entre service et industrie n’est plus si évidente et n’a plus forcément de sens.

Au-delà de ces évolutions, nous devons encourager la nécessaire transition écologique, nous tourner vers une industrie plus propre, respectueuse des travailleurs, de la planète et des générations futures. C’est d’abord une question d’avenir de l’humanité. C’est également une opportunité de compétitivité. 

Ces transformations ne sont pas sans risque. Mal préparées, elles peuvent être synonymes de perte d’emploi, de creusement des inégalités entre les travailleurs ou de polarisation des compétences. Il ne s’agit pas de les minimiser. 

Mais l’industrie du futur c’est également l’opportunité de produire mieux, dans de meilleures conditions.  La possibilité de se tourner vers une économie de la qualité, une économie durable. Les premiers ateliers de l’industrie du futur nous ont permis d’identifier ces perspectives : ré-industrialisation, création d’emploi moins délocalisables et moins pénibles, valorisation des collectifs de travail, organisation plus horizontale, parcours professionnels plus riches … 

La CFDT veut saisir les opportunités qu’offre l’industrie du futur, contribuer à leur réalisation, pour qu’elles profitent à tous et pas uniquement à un petit nombre. Il n’y aura pas d’industrie du futur si l’humain n’est pas placé au centre de ces transformations. 

 

Le cœur de l’industrie du futur, ça ne doit pas être la technologie mais le travail et les compétences. 

La poursuite d’un modèle low cost basé sur la concurrence par les couts n’a pas d’avenir. C’est en adoptant un nouveau modèle de production fondé sur la qualité, l’innovation, l’initiative des salariés que nous concilierons demain compétence économique et progrès social. 

Pour créer les conditions d’une transition favorable à tous, la formation et l’accompagnement des salariés seront des éléments décisifs. Mais c’est aussi grâce au dialogue social à tous les niveaux, que nous réussirons à mener ces transitions.

Dans les entreprises, dans les bassins de vie, au plus près des réalités des travailleurs, le dialogue social doit permettre d’identifier la diversité des intérêts et des besoins, de les confronter et enfin de proposer des solutions concertées et adaptées au territoire. C’est par le dialogue social que nous saurons proposer avec les travailleurs des  alternatives crédibles et désirables qui ne laissent personne sur le bord du chemin

Avec les ateliers de l’industrie du futur, la CFDT regarde la réalité du travail et ses évolutions. La CFDT regarde vers l’avenir car elle veut contribuer à le construire et l’orienter vers davantage de justice sociale.