Du respect pour les agents publics de la mairie d’Annecy !

La semaine dernière, je me suis rendu à Annecy pour rencontrer les agents de la mairie. J’y ai vu le manque de considération de l’employeur public pour leur travail et le mal être que cela engendre.

Plus de moyens pour l’hôpital public

Le personnel hospitalier est à bout de souffle et nous devons au plus vite réinvestir dans l’hôpital public. C’est le constat que je tire de mes dernières rencontres avec les agents hospitaliers du Kremlin-Bicêtre, de Rennes ou de Blois.

Articuler parcours professionnel et engagement syndical, c’est possible !

Il y a quelques semaines, je me suis rendu à Niort pour rencontrer les militants de la MAIF. A cette occasion j’ai croisé Fabienne Godec. La première fois que j’ai rencontré Fabienne, c’était en 2013 à Châtellerault. Elle était alors responsable du service clientèle au sein du groupe Mory-Ducros. Elle y a travaillé pendant 27 ans. Sous l’étiquette CFDT, Fabienne est élue, d’abord au sein du comité d’entreprise de son établissement, puis ensuite au sein d’un CE national unique. Elle en sera aussi la trésorière.

Visite du centre d’hébergement d’urgence Romain Rolland à Montrouge

Ce jeudi 15 février, je me suis rendu à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, pour visiter le centre d’hébergement d’urgence Romain Rolland du Samu social de Paris.

Ce centre, ouvert en 2014, accueille une population hétérogène, avec des parcours très différents. Il a la particularité de pouvoir proposer en même temps 49 places pour l’hébergement d’urgence, mais également 44 places en chambres individuelles pour des périodes d’accueil plus longues. Le personnel est composé de 30 salariés à temps plein (travailleurs sociaux, médecins, animateurs …) ainsi qu’une vingtaine de vacataires.

C’est Pierre Joubert, le directeur du centre et Christine Laconde, directrice générale du SAMU Social de Paris qui me font visiter. Ils insistent sur l’importance de la reprise d’autonomie des pensionnaires. Pour cela ils misent sur la dynamique de groupe. Ainsi, le jardin par exemple est entretenu par les usagers. Face à la diversité des parcours des personnes accueillies ils disent « Nous sommes des généralistes de tous les maux de la société ». Pierre Joubert me précise un élément important « Nous ne sommes pas dans le logement, mais dans l’hébergement. Notre objectif, c’est de faire cette transition vers le logement ». Les centres d’hébergement d’urgence ne peuvent être que des solutions provisoires vers des solutions plus durables. C’est pourquoi l’accompagnement est primordial. Malheureusement, les mesures en ce sens font défaut. Le gouvernement a annoncé vouloir promouvoir « Le logement d’abord » et annoncé le chiffre de 50 000 solutions de logement durables. C’est une bonne chose, mais cela ne sera probablement pas suffisant pour faire face à la demande.

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Après cette visite, je rencontre la section CFDT. Une belle équipe qui réalise 40% des voix aux élections professionnelles. Brigitte, déléguée syndicale, me prévient d’entrée : « Ce centre est un peu la vitrine, les conditions y sont très bonnes, mais attention, ailleurs les locaux sont beaucoup plus vétustes ! »

Cette vétusté est au cœur des préoccupations des salariés : les locaux sont souvent inadaptés à l’outil de travail, voire à la limite de la conformité pour certains. Ce qui nuit évidemment aux conditions de travail mais aussi aux conditions d’accueil.

Pour ces travailleurs, qui se dédient aux plus fragiles avec une conviction admirable, la reconnaissance fait parfois cruellement défaut. Il leur a fallu plus de 20 ans pour obtenir un statut et des grilles de salaires, qui restent malgré tout très bas. Pourtant ces travailleurs et travailleuses sont une richesse, ils sont les chevilles ouvrières de la solidarité envers les plus précaires et méritent donc une meilleure situation que celle qui leur est faite. C’est pourquoi la CFDT a pris l’initiative d’entamer des négociations, actuellement en cours, pour rééquilibrer les disparités de traitement existantes entre les salariés. 

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Mais le sujet au cœur des discussions de ces professionnels du social, c’est la circulaire Collomb, qui prévoit le recensement des migrants dans les centre d’hébergement d’urgence. Ils y sont résolument opposés. Une travailleuse sociale me dit « Nous ne sommes pas  là pour faire un tri sélectif, cela nous pose un problème éthique et déontologique » Brigitte me confirme « L’inconditionnalité de la prise en charge était au cœur du projet créé par Xavier Emmanuelli[1] ».

La CFDT est résolument opposée à cette circulaire et à la politique migratoire du gouvernement, qui va notamment à l’encontre d’un traitement humain des personnes(J'ai d'ailleurs co-signé une tribune a ce sujet). Cela est d’autant plus une question syndicale qu’elle impacte fortement le quotidien des personnels qui sont en première ligne sur le terrain. Au SAMU social cette circulaire est une problématique transversale à tous les métiers : dans les espaces sociaux d’insertion par exemple, qui font de l’accueil de jour, c’est autour de 70% des personnes accueillies qui sont issues des flux migratoires. Sur ce sujet comme sur d’autres, il est urgent de ne pas perdre la bataille des idées.


[1] Médecin, fondateur en 1993 du SAMU social de Paris.

En Lorraine, contre la baisse des moyens pour l'INRS

Ce mercredi 7 février, je suis allé soutenir l’équipe CFDT de l’INRS à Vandœuvre-les-Nancy. Cette équipe se bat pour que l’INRS puisse continuer à exercer ses missions de prévention des risques pour la santé au travail.

L’INRS, c’est l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des maladies professionnelles et des accidents du travail. Les 580 salariés de cet organisme (chercheurs, formateurs, experts…) travaillent sur des sujets variés : il y a les troubles musculo-squelettiques, les risques que présentent les nanoparticules, l’exposition aux agents chimiques, au bruit, aux risques mécaniques, aux divers facteurs de pénibilité… Les risques pour la santé ne manquent malheureusement pas. Et à côté de leurs travaux de recherche ils accomplissent également des missions de formation, d’information et d’assistance dans les entreprises au bénéfice des 21 millions de travailleurs dépendants de la Sécurité Sociale.

L’INRS est aujourd’hui menacé par des restrictions budgétaires intenables. En 2013 déjà, une baisse de 10% du budget et 50 suppressions de postes avaient lourdement pesé sur l’activité de l’établissement. Cette année de nouvelles menaces pèsent sur le budget de l’INRS et le nombre d’emplois. Avec moins de salariés et moins de moyens  ce  sont de nombreuses études pourtant précieuses pour la prévention des risques professionnels qui seront abandonnées.

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Depuis plusieurs semaines, ils sont mobilisés. Pour faire connaître leur combat et se faire entendre du gouvernement, ils se sont rendus au ministère du Travail… à pied ! (récit à lire ici). Ils ont également lancé une pétition qui a recueilli la signature de 99% des salariés ! Dans leurs actions, les militants CFDT sont  soutenus par leurs collègues qui leur ont fait confiance à 60% aux dernières élections professionnelles.

S’ils sont légitimement inquiets pour leurs emplois et leurs conditions de travail, c’est également le péril qui pèse sur leur mission qui les préoccupe. Derrière ces baisses de budget à répétition, c’est  notre système de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles qui est remis en cause.

La santé au travail est au cœur de l’action syndicale. Dans notre grande enquête « Parlons Travail » en 2016, 32% des répondants déclaraient avoir déjà subi plus de 8 jours d’incapacité totale de travail (ITT) à cause de leur travail, 21% s’y sont déjà blessés, 9% ont déjà été hospitalisés et 8% y ont attrapé une maladie grave, chronique ou en sont sortis avec un handicap irréversible. Ces chiffres prouvent que la recherche et la prévention dans ce domaine sont indispensables et rendent d’autant plus insupportables les baisses répétées des moyens alloués à l’INRS.

Si l’on veut parler diminution des dépenses, je rappelle que les accidents du travail dans notre pays, coûtent annuellement 6 milliards d’euros de réparation alors que le budget de l’INRS est seulement de 80 millions d’euros. Réaliser des économies de bouts de chandelle sur la recherche quand 1000 salariés perdent la vie tous les ans au travail, c’est irresponsable.

C’est pourquoi la CFDT continuera à se battre. Si vous voulez aussi montrer votre soutien aux militants de l’INRS, vous pouvez suivre leur combat sur Twitter en vous abonnant à leur compte : @longmarcheINRS

Sur ce blog, je souhaite partager mes observations et ma façon de voir l’avenir. Ces réflexions se nourrissent de l’analyse de la CFDT, de ses propositions. Mais aussi des discussions avec les adhérents et militants de la CFDT, ainsi que les salariés et agents que je rencontre chaque semaine. Bienvenue !