Il est temps de mettre un terme aux violences sexuelles et sexistes !

La période ouverte par l’affaire Weinstein a permis à des milliers de victimes de violences sexuelles et sexistes de bénéficier d’un élan collectif pour libérer leur parole. Les milliers de tweets sur les réseaux sociaux mettent en avant depuis quelques semaines les difficultés rencontrées par les femmes pour dénoncer les faits de harcèlement sexuel, agressions ou viol dont elles sont victimes, dans le cadre de leur travail pour la majorité d’entre elles. Ceci renvoie nécessairement à la responsabilité de tous les acteurs du travail, nous compris.

Dans mon édito du guide CFDT paru début juillet pour la prévention des violences sexuelles et sexistes, je soulignais ces difficultés des victimes à trouver un interlocuteur qu’elle considère légitime et avec lequel elle serait suffisamment en confiance pour dénoncer le harcèlement sexuel. Je vous en propose un extrait : 

"Le harcèlement sexuel, et plus largement les violences sexistes et sexuelles au travail, sont une réalité́ subie chaque année par des milliers de salarié-es dont la quasi-totalité́ sont des femmes. Ce constat, recoupé par de nombreuses enquêtes et études, est insupportable pour les syndicalistes que nous sommes.

Insupportable parce qu’il est avant tout le reflet d’une société́ dominée depuis des siècles par les hommes. Une domination qui se traduit notamment par une incroyable tolérance au sexisme, terreau des violences faites aux femmes.
Insupportable parce qu’au-delà̀ des chiffres, il s’agit bien de femmes dont la vie professionnelle, mais aussi personnelle, peut être brisée par ces faits.
Insupportable enfin parce que trop peu d’acteurs de l’entreprise, nous compris, s’emparent de ce sujet alors que tous les moyens sont à disposition pour prévenir ces comportements.

Les victimes de violences sexuelles et sexistes en parlent peu, et quand elles le font, ce n’est pas toujours à un-e syndicaliste. Il est pourtant de notre responsabilité́ syndicale, chacun-e à notre place, d’agir sur ce sujet.


Je l’ai déjà̀ dit à de multiples reprises : le sexisme est incompatible avec nos valeurs syndicales quel que soit le territoire, la branche ou la supposée culture d’entreprise. Pas plus qu’elle ne tolère les propos racistes, la CFDT ne tolère les propos sexistes. »

La CFDT a identifié il y a plus de 10 ans les difficultés des victimes s’exprimer. C’est notamment pour cette raison que nous avons construit depuis 2009 un projet (appelé « Respectées ») visant à sensibiliser et surtout former nos militant-e-s sur ce thème. Notre premier objectif : qu'elles/ils s’emparent du sujet et s’affichent comme ressources dans les entreprises, dans la Fonction publique ou encore dans les structures CFDT de proximité  sur les territoires. A Paris d’abord, puis en Ile-de-France, 3000 militant-e-s ont été formé-e-s en 10 ans grâce notamment à notre travail avec -sans être exclusif- l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail -AVFT*. Ce projet doit maintenant s’étendre à tout le territoire. C’est l’enjeu de la journée  »Respectées 2017 » que nous organisons avec 200 militant-e-s le 21 novembre à Paris. 

Le changement des mentalités que nous attendons ne se décrète pas, il faut agir pour. En tant que secrétaire général de la 1ère organisation syndicale dans le privé,  j’ai le devoir de tout mettre en œuvre pour impulser une prise de conscience collective et des actions à tous les niveaux de mon organisation, la CFDT. 

Je veux passer ici 3 messages :

- Le premier aux victimes de violences sexuelles et sexistes au travail : Vos agresseurs ont parfaitement conscience de ce qu’ils vous font subir. Parfaitement conscience de ne pas être dans le cadre de la séduction. Ils veulent vous ôter votre liberté fondamentale au libre-choix, votre liberté à consentir.  Ils ne vous respectent pas. Ils s’en prennent à votre dignité.
Je m’engage à déployer toutes les formations nécessaires en interne pour que vous trouviez en la CFDT, que ce soit auprès de nos représentants dans votre entreprise ou dans les fonctions publiques mais aussi dans nos structures de proximité, l’interlocuteur à qui vous pourrez parler en toute confiance. C’est déjà le cas dans un grand nombre d’endroits. 

- Le deuxième message s’adresse aux employeurs : c’est votre rôle de mettre en œuvre les dispositifs de prévention des violences sexuelles et sexistes au travail. Sans attendre qu’il y ait des victimes. Une mention au règlement intérieur (obligatoire) ne suffit pas. Il faut former, sensibiliser les cadres intermédiaires, relayer un message fort d’absence de tolérance du sexisme et a fortiori du harcèlement sexuel dans l’entreprise, et travailler avec les représentants syndicaux sur les dispositifs à mettre en place pour les victimes. Ce n’est pas un supplément d’âme : c’est votre responsabilité.  

- Le troisième message est pour les  militant-e-s CFDT : Notre organisation est engagée depuis presque 50 ans dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Nous sommes porteurs de cet héritage dont nous pouvons être fiers. Nous devons être exemplaires sur le sujet. C’est d’ailleurs déjà le cas de la majorité des militant-e-s que j’ai rencontré-e-s depuis que je suis à la CFDT. Mais pas tous, et c’est aussi important de se le dire pour y remédier. 
Notre organisation a mis en place de nombreux moyens pour agir en proximité : guide, modules de sensibilisation, modules de formation, affiches, brochure etc. Nous devons nous en saisir à tous les niveaux de l’organisation. Je compte vraiment sur chacun d’entre vous. 

Libérer réellement la parole des victimes, c’est leur permettre de dénoncer les faits inadmissibles qu’elles ont subis dans le cadre de leur travail auprès de nos élu-e-s CFDT. C’est aussi leur assurer qu’elles seront accompagnées pour faire valoir leurs droits. A nous de construire la confiance et les conditions qui leur permettront de le faire. 

* A lire ici mon entretien croisé avec Marilyn Baldeck, Déléguée générale de l’AVFT

Défendre les fonctions publiques et leurs agents

Ce mardi 10 octobre, la CFDT manifestait de façon unitaire pour dénoncer le manque de considération des agents de la fonction publique et exiger une juste reconnaissance de leur travail.  

Laurent Manif 10oct 2

Nous ne devons pas oublier que les fonctionnaires, ce sont des femmes et des hommes qui travaillent tous les jours pour l’intérêt collectif et le bien commun. C’est une aide-soignante qui s’occupe de personnes hospitalisées, c’est un agent de conseil départemental qui coordonne l’aide sociale à l’enfance, c’est une policière qui travaille pour la sécurité de tous, c’est un agent qui s’occupe de la propreté des rues… Que ce soit dans la fonction publique hospitalière, d’Etat ou territoriale, ils sont des milliers de personnes à travailler au service de la société. Trop peu visible, leur travail est pourtant indispensable au bon fonctionnement de nos institutions, à la vie quotidienne des citoyens comme des entreprises. Les agents des fonctions publiques attendent respect et considération de leur travail.

Le service public, quand il est abordé dans le débat public, c’est essentiellement sous le prisme budgétaire, comme la cible d’économie financière. Ce discours est intenable. Les agents et le travail qu’ils effectuent ne sont pas une charge mais une richesse pour la société. Il faut sortir de cette logique mortifère. Cette situation n’est plus acceptable car le moral et la santé des agents en pâtissent. Et quand le bien-être des travailleurs diminue, c’est également la qualité du service rendu qui se dégrade. 

Le service public n’est pas immuable ou statique. Dans un monde qui bouge, lorsque les besoins de la population évoluent, il est nécessaire de s’interroger sur les services publics de demain, sur le sens que nous voulons leur donner. Mais pour cela, il faut que tous les acteurs en débattent ensemble : responsables politiques,  usagers du service public et bien entendu les agents. Si ces derniers étaient réellement écoutés, ils seraient les premiers à proposer des solutions constructives et durables. C’est pour cela que la CFDT demande une réflexion globale sur les missions de service public pour ensuite aborder la question des moyens nécessaires à leur accomplissement. Nous devons répondre au « pourquoi » avant d’aborder le « comment ».  

Le manque de dialogue social dans les hôpitaux, les administrations et les collectivités locales est criant. L’employeur public doit prendre ses responsabilités, créer des lieux d’expression sur le travail et son organisation. Les fonctionnaires ont besoin de signes de confiance.

Aujourd’hui, l’expression politique occulte largement le travail des agents. S’ils reconnaissent la légitimité démocratique des décisions politiques, ils subissent cependant un mouvement de balancier qui leur demande de faire et défaire régulièrement.  Prenons l’exemple des rythmes scolaires. En 2014, toutes les écoles primaires publiques sont passées à la semaine de quatre jours et demi. La mise en place d’une telle réforme a nécessité un gros travail de préparation pour les équipes éducatives, les services municipaux et étatiques, en collaboration avec les centres de loisirs, les associations jeunesses et sport… En 2017, le nouveau Président de la République fait marche arrière sans beaucoup de considération pour ces années de préparation, sans réelle évaluation ni concertation.  L’exemple se retrouve dans de nombreux domaines. Cette gestion politique du travail provoque découragement et baisse de motivation chez les agents qui s’investissent pour changer les choses.

Face à cette fatigue, ce manque d’écoute et ces tensions grandissantes, que répond le gouvernement ? Il répond rétablissement du jour de carence sans analyser les causes de l’absence d’agents. Il répond gel du point d’indice et suppression d’emploi. Il freine même à appliquer ce qui avait été négocié avec les partenaires sociaux comme le protocole parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) qui permet de mieux reconnaître l’engagement des fonctionnaires civils et des militaires en revalorisant leurs grilles indiciaires et en améliorant leurs perspectives de carrière.

Emmanuel Macron candidat à la présidence de la République avait promis une augmentation du pouvoir d’achat des agents publics. Avec la hausse de la CSG, cela se traduira au mieux par une compensation. 

Ca suffit !

La CFDT appelle le gouvernement à tenir ses engagements en matière de pouvoir d’achat et de perspective de carrières. Nous exigeons de réelles négociations salariales qui aboutissent à une reconnaissance méritée du travail des agents, titulaires comme contractuels. Nous appelons à une revalorisation des carrières et  à ce que l’employeur public, au même titre que l’employeur privé, participe à la prise en charge de la complémentaire santé et prévoyance des agents.

La CFDT s’engage pour que la parole des fonctionnaires soit entendue et leur investissement  respecté. Nous étions vendredi 6 octobre à l’Elysée pour remettre au Président de la République les cartes pétition de plus de 10 000 agents de la fonction publique.

Nos responsables politiques doivent enfin comprendre qu’il n’y aura pas d’action publique efficace sans reconnaissance de ceux qui l’incarnent au quotidien.

Laurent manif 10 octobre

[Tribune] La codétermination, une réforme nécessaire

Cette tribune a été initialement publié dans le journal Le Monde daté du 6 octobre 2017

La codétermination fait l’objet d’un mouvement de fond. Depuis quelques années, de nombreux chefs d’entreprise, dirigeants syndicaux, personnalités politiques, économistes, juristes et acteurs sociaux ont pris position en sa faveur en France. Ils demandent un renforcement de la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance des entreprises, que ce soit sur le mode allemand (une moitié de représentants salariés dans les grandes entreprises) ou scandinave (un tiers de représentants dans les plus petites entreprises), ou selon des formes intermédiaires.

L’idée n’est pas nouvelle, puisque sa mise en oeuvre dans le secteur privé date des années 50. En Allemagne, en Autriche, en Scandinavie, en Finlande et aux Pays-Bas, elle participe d’un modèle qui s’attache à protéger les salariés tout en recherchant l’efficacité économique. En France, elle trouve des soutiens dans toutes les sensibilités politiques. On lui reconnait en général les qualités suivantes :

- Elle donne aux salariés la possibilité de participer aux choix stratégiques de l’entreprise, conférant ainsi une voix aux salariés sur des décisions dont leur avenir dépend – ce qui est juste.

- Elle permet au conseil d’administration de bénéficier de sources d’informations complémentaires qui lui sont précieuses – ce qui est efficace.

- Elle incite les entreprises à mieux prendre en compte les variables non financières et les impératifs de la RSE – ce qui est responsable.

- Elle crée en conséquence un effet de mobilisation pouvant renforcer la compétitivité de l’entreprise tout en prenant en compte toute sa dimension humaine – ce qui peut être le fondement d’une dynamique vertueuse de confiance et d’innovation.

Il est donc difficile d’imaginer pour l’économie et la société françaises une réforme structurelle … plus structurante. De fait elle a été logiquement mentionnée dans le texte de la loi d’habilitation, et logiquement évoquée dans la phase de concertation. Son abandon à l’arrivée, inexpliqué, est dès lors incompréhensible.

Les signataires pensent que cette absence est dommageable pour la France, ses entreprises et ses salariés.

La loi travail avait été annoncée sous le signe d’une volonté réformatrice innovante et équilibrée. Le premier grand texte social du quinquennat a-t-il réussi le test de cette exigence ? En particulier, comment renouveler le dialogue social au plus près de chaque entreprise, sans veiller à l’équilibre du pouvoir de négociation des acteurs que l’on souhaite voir dialoguer ? Comment créer une dynamique sans instaurer les conditions institutionnelles de la confiance ? Faudrait-il s’en remettre à la bonne volonté de chacun ? C’est une vision naïve car si rien ne se crée sans les hommes, rien ne dure sans les institutions.

Cette absence – par son manque d’ambition - est aussi dommageable pour l’Europe. Le discours du président au pied de l’Acropole a montré une volonté de relance du processus européen. Or, l’extension de la codétermination en Europe, et notamment en Europe du Sud, pourrait participer d’un projet faisant renaître l’Europe sociale de ses cendres, en introduisant progressivement et pragmatiquement le travail et l’emploi dans l’horizon de gestion de l’euro. Cela n’a rien d’une utopie :

tous les syndicats italiens ont intégré l’an dernier la co-détermination dans leur plate-forme commune de revendications et on dit l’Allemagne prête à de nouvelles avancées. 

Premiers signataires : Christophe Clerc, avocat, Descartes Legal, et Olivier Favereau, professeur d’économie Paris Nanterre et co-directeur du département Economie et Société du Collège des Bernardins ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; François Hommeril, président de la CFE-CGC ; Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC. 

Semaine bleue : les retraités ont toute leur place dans notre société !

Du 2 au 8 octobre, c’était la semaine bleue. Cette semaine était l’occasion  de rappeler la place et le rôle social des personnes retraitées dans notre société. La  CFDT, par son engagement pour la solidarité intergénérationnelle et la justice sociale pour tous les âges, y a pris toute sa place et continuera toute l’année de porter ces valeurs.

Beaucoup de personnes restent actives après la retraite. Nous connaissons leur engagement dans la vie associative, politique ou familiale. Qu’ils ou elles soient en bonne santé ou freinés par un problème de santé, les retraités gardent une place importante dans la société. Leur contribution à la richesse du pays est réelle et il faut leur reconnaitre.   

Ces derniers temps, des discours ou décisions politiques tendent à opposer les générations les unes aux autres, en usant de caricatures ou de généralités sur les jeunes et les personnes âgées. Les dernières annonces sur la hausse de la CSG en font partie. Dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, il est prévu de transférer la partie du financement de l’assurance chômage et de l’assurance maladie par les cotisations salariales vers l’impôt (la CSG). La CFDT reconnait que la CSG est la contribution sociale la plus solidaire et la plus équitable pour financer la protection sociale. Elle n’est bien entendu pas opposée à ce que les retraités participent comme tout le monde au financement des sécurités collectives. Mais la CFDT s’oppose à cette hausse si elle est créatrice de nouvelles inégalités que ce soit entre les fonctionnaires et les salariés ou entre les actifs et les retraités.

Le Président de la République a annoncé des compensations pour les retraités touchant moins de 1200€ par mois. Mais à ce niveau de revenus, pas plus les retraités que d’autres, ne peuvent se compter « parmi les plus aisés ». Pour qu’elle soit acceptée, cette réforme doit être juste socialement. Nous demandons la suppression de la cotisation maladie de 1% sur les retraites complémentaires et celle de la taxe d’habitation pour tous.

Les retraités participent aussi  aux efforts de redressement des comptes publics et sociaux : fiscalisation de la majoration de pension pour enfant, suppression de la demi-part fiscale, non-revalorisation des retraites... Ils sont solidaires du reste de la population. Et ce, malgré l’absence d’augmentation des pensions depuis quatre ans.

Au moment où il est également annoncé une hausse du forfait hospitalier, il est important de réaliser que cette augmentation se reportera sur le prix des mutuelles. Or, les retraités ont à leur charge  leur assurance maladie complémentaire. De nouvelles augmentations risquent d’accentuer le nombre de renoncements aux soins à cause de leur coût. La CFDT demande à ce que la complémentaire santé pour les retraités, comme pour l’ensemble des personnes en fin de droits, ne soit pas uniquement à la charge de l’individu. Nous insistons également pour que le tiers payant généralisé soit rapidement effectif pour l’ensemble de la population.  

 

 

Bientôt s’ouvriront les discussions sur notre système de retraites. Pour les futurs retraités, la CFDT défendra un modèle solidaire par répartition tout en portant une attention toute particulière aux plus fragiles. Mais c’est la question, plus large, du bien vieillir qui nous intéresse.

A l’horizon 2050, un français sur trois serait âgé de 60 ans ou plus. L’espérance de vie augmente, c’est une bonne nouvelle. Mais ce que nous voulons c’est que cela se fasse dans de bonnes conditions. Le vieillissement de la population, et la perte d’autonomie sont des réalités à prendre en compte dans de nombreux domaines : santé, mobilité, logement… Il existe actuellement de fortes disparités de niveau de vie chez les personnes âgées et les femmes restent les plus touchées par la précarité. Tous les retraités ne sont pas en mesure d’accéder à l’accompagnement dont ils auraient besoin, aux infrastructures adaptées. Et ce sont généralement les proches qui prennent cette charge, lourde financièrement comme psychologiquement. Avec l’âge, c’est aussi l’isolement  qui a tendance à s’accentuer. 

Parce que cela est l’affaire de tous,  la CFDT s’engage pour que l’accompagnement du vieillissement soit pris en charge de façon mutualisée. Améliorer le bien-être des retraités, c’est également créer des emplois de qualité nécessaires à leur accompagnement. Nous devons nous en donner les moyens. Il est temps de changer notre regard sur le vieillissement et d’agir en conséquence.  

Le progrès en tête !

Mardi 3 octobre, 10 000 militants CFDT se réunissent à Paris

La raison d’être de ce rassemblement est d’abord de célébrer la 1ère place de la CFDT aux élections professionnelles dans le secteur privé, 1ère place acquise de haute lutte en mars dernier. Il s’agit d’un évènement historique, fruit du travail de terrain réalisé depuis des décennies par les militants. Nous voulons donc fêter cette victoire tous ensemble et rendre hommage à tous ces élus, mandatés, responsables et adhérents qui font la CFDT au quotidien.

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C’est le Paris Event Center de la porte de la Villette à Paris qui accueillera cette journée festive et revendicative. La matinée sera consacrée aux échanges et aux débats, au travers d’un grand « village » où les militants pourront s’exprimer sur de nombreux sujets, découvrir les services de la confédération et profiter des espaces détentes. L’après-midi, place à la plénière pour se remémorer notre histoire, parler du développement de l’organisation et célébrer nos victoires!

Bien évidemment, l’actualité s’invitera dans nos débats. La question des ordonnances réformant le code du travail sera abordée, notamment au cours de 2 agoras dans la matinée. L’occasion de rappeler nos désaccords sur cette réforme  et de mettre en garde le gouvernement pour celles qui vont suivre.

Nous avons appelé cette journée « Le progrès en tête ».  En tête, parce que le progrès social est l’objectif qui motive l’action de chacun des militants CFDT. En tête, par ce que notre syndicalisme, celui qui obtient du progrès social a gagné la confiance des salariés.

Le monde bouge et se transforme et nous avons d’autant plus besoin de syndicalisme. Un syndicalisme d’engagement qui veut transformer la vie des salariés dans les entreprises et les administrations. Le syndicalisme a changé de visage, c’est plus que jamais la CFDT qui l’incarne, elle doit donc être écoutée. C’est ce que nous allons dire tous ensemble avec force ce 3 octobre. Les inscriptions sont closes, place à la fête est au débat ! Rendez-vous le 3 octobre. 

Sur ce blog, je souhaite partager mes observations et ma façon de voir l’avenir. Ces réflexions se nourrissent de l’analyse de la CFDT, de ses propositions. Mais aussi des discussions avec les adhérents et militants de la CFDT, ainsi que les salariés et agents que je rencontre chaque semaine. Bienvenue !