archive :  2017/Septembre

Le progrès en tête !

Mardi 3 octobre, 10 000 militants CFDT se réunissent à Paris

La raison d’être de ce rassemblement est d’abord de célébrer la 1ère place de la CFDT aux élections professionnelles dans le secteur privé, 1ère place acquise de haute lutte en mars dernier. Il s’agit d’un évènement historique, fruit du travail de terrain réalisé depuis des décennies par les militants. Nous voulons donc fêter cette victoire tous ensemble et rendre hommage à tous ces élus, mandatés, responsables et adhérents qui font la CFDT au quotidien.

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C’est le Paris Event Center de la porte de la Villette à Paris qui accueillera cette journée festive et revendicative. La matinée sera consacrée aux échanges et aux débats, au travers d’un grand « village » où les militants pourront s’exprimer sur de nombreux sujets, découvrir les services de la confédération et profiter des espaces détentes. L’après-midi, place à la plénière pour se remémorer notre histoire, parler du développement de l’organisation et célébrer nos victoires!

Bien évidemment, l’actualité s’invitera dans nos débats. La question des ordonnances réformant le code du travail sera abordée, notamment au cours de 2 agoras dans la matinée. L’occasion de rappeler nos désaccords sur cette réforme  et de mettre en garde le gouvernement pour celles qui vont suivre.

Nous avons appelé cette journée « Le progrès en tête ».  En tête, parce que le progrès social est l’objectif qui motive l’action de chacun des militants CFDT. En tête, par ce que notre syndicalisme, celui qui obtient du progrès social a gagné la confiance des salariés.

Le monde bouge et se transforme et nous avons d’autant plus besoin de syndicalisme. Un syndicalisme d’engagement qui veut transformer la vie des salariés dans les entreprises et les administrations. Le syndicalisme a changé de visage, c’est plus que jamais la CFDT qui l’incarne, elle doit donc être écoutée. C’est ce que nous allons dire tous ensemble avec force ce 3 octobre. Les inscriptions sont closes, place à la fête est au débat ! Rendez-vous le 3 octobre. 

Matinale de RTL - vendredi 22 septembre

J'étais l'invité de la matinale de RTL ce vendredi 22 septembre. Après avoir évoqué la polémique sucité par le MEDEF sur l'éducation nationale, nous avons évoqué le sujet des ordonnances sur la réforme du Code du Travail. 

Laurent RTL

 

Ma préface pour la note « Portrait(s) de travailleurs – Comprendre la qualité de vie au travail » de la Fabrique de l'Industrie

La Fabrique de l'Industrie m'a fait l'honneur de me demander de préfacer leur note « Portrait(s) de travailleurs – Comprendre la qualité de vie au travail » J'ai tenu à en partager le contenu avec vous ici. Pour lire l'intégralité de la note, vous pouvez le faire en cliquant ici 

Le travail, quelle que soit sa forme, garde un rôle structurant dans la vie de chacun. C’est un facteur essentiel d’émancipation et de cohésion sociale. Il participe à la construction de notre identité et de notre lien aux autres. C’est aussi la première source de création de richesse pour les entreprises. Le travail a pourtant perdu en visibilité dans le débat social comme dans le débat public, souvent confondu ou éclipsé par les questions d’emploi, qui ont pris légitimement une place prépondérante alors que le chômage reste massif.

Beaucoup de clichés et d’idées fausses sont véhiculés, alors que le travail est en perpétuelle transformation. Avec le numérique et la transition écologique, de nouvelles formes d’activité voient le jour, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise. Parallèlement, des formes d’activité plus traditionnelles perdurent : non, le taylorisme n’est pas encore dernière nous ! Si les réalités de travail se diversifient, une chose demeure cependant : le besoin des travailleurs d’être écoutés et de s’exprimer sur leur quotidien.

Toutes les initiatives qui contribuent à remettre le travail et les travailleurs au-devant de la scène sont donc à saluer, c’est le cas de ces « portraits de travailleurs » initiés par la Fabrique de l’industrie.

En décembre 2016, la CFDT a quant à elle lancé une grande enquête, à laquelle plus de 200 000 personnes ont répondu en quelques mois.

Nos deux initiatives montrent d’abord une chose : quand on écoute les gens parler de leur travail, les caricatures et les préjugés tombent rapidement. Le travail est un lieu complexe. Ça n’est pas tout noir ou tout blanc. Ce n’est « ni l’aliénation systématique, ni le nirvana pour tous» !

Plus des trois quarts des répondants à notre enquête disent aimer leur travail. Beaucoup s’y sentent utiles et en sont fiers. Leur engagement dans leur travail dépasse la seule contrepartie financière.

Mais cette fierté n’exclut pas les difficultés. Le travail peut être dangereux pour la santé, source de douleurs et d’anxiété. La pénibilité physique est toujours une réalité pour 44% des travailleurs. Et la note de La Fabrique met en lumière un profil d'"accidentés du travail" dont les individus font part de fortes tensions au travail. Avec les nouvelles technologies et la course perpétuelle au profit, l’intensification du travail est également une cause de mal-être.

La CFDT milite pour une approche préventive de la pénibilité. C'est cette dimension que nous défendons dans la mise en œuvre du compte pénibilité. C'est aussi pour cela que nous demandons la généralisation des négociations sur la qualité de vie au travail (QVT). L’étude de la Fabrique révèle qu’il y a peu d’intérêt à évoquer les différentes composantes du travail indépendamment les unes des autres. Cela donne un aperçu tronqué du travail, trop éloigné du ressenti des travailleurs. Négocier la QVT dans son ensemble permet au contraire d’examiner conjointement l’organisation du travail, ses conséquences sur la santé, la formation, l’égalité professionnelle…

Mais le mal-être au travail peut aussi provenir du manque d’autonomie. Près de la moitié des répondants à notre enquête Parlons travail estiment passer davantage de temps à rendre des comptes qu’à travailler ! Beaucoup ont l’impression de pouvoir être remplacés par une machine. Ces situations sont sources de dévalorisation pour le travailleur et pour les entreprises, ce sont des potentiels de travail sous-estimés.

Plus d'autonomie ne doit pas signifier être livré à soi-même et responsable de tout, sous peine de créer plus de pression et d’insécurité encore, comme le montre la note de la Fabrique. Mais il est important que les travailleurs puissent retrouver les marges de manœuvre nécessaires pour effectuer leur travail. Il faut faire évoluer le management vers des pratiques plus coopératives, s’appuyant sur les compétences de chacun et sur un collectif de travail. Le modèle de l’entreprise hyper hiérarchisée et verticale a fait son temps. Dans les entreprises, comme dans les administrations ou les collectivités locales, les travailleurs attendent davantage de lieux d’expression sur leur travail et sur son organisation.

Mais au-delà de pouvoir s’exprimer, ils veulent pouvoir peser sur leur quotidien au travail et sur l’avenir de l’entreprise. C’est le sens de l’engagement de la CFDT pour un réel dialogue économique et social dans les entreprises. Par les instances représentatives du personnel comme dans les négociations, la vie des salariés doit compter dans les entreprises.

Dans ce monde en plein bouleversement, les entreprises ne doivent pas s’y tromper : celles qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui feront de l’engagement et des savoir-faire de leurs salariés l’atout de leur réussite, une réussite basée sur l’émancipation, la reconnaissance et le respect des travailleurs.

Un exemple de dialogue social au service de l’emploi et de la compétitivité

Ce jeudi 7 septembre, j’ai rencontré à Chartres l’équipe CFDT de l’entreprise Novo Nordisk, qui fabrique des cartouches et des stylos d’insuline. Ce sont des élus motivés, qui ont les pieds sur terre et qui s’engagent au quotidien par le dialogue social pour améliorer les conditions de travail des salariés de l’entreprise. 

Laurent Nordisk Blog

Le 10 février dernier, la section CFDT a négocié et signé un accord sur l’organisation et la durée du travail. La direction visait à augmenter la productivité du site en vue d’intégrer de nouvelles lignes de production. L’action de la CFDT a permis d’intégrer à cet accord la création d’emplois et l’investissement dans de nouvelles infrastructures pour les salariés. Cet accord a ensuite été soumis aux salariés qui l’ont approuvé à 64,48%.

Voilà un bel exemple de la vision moderne et constructive du dialogue social portée par la CFDT. Il ne s’agit pas de nier les intérêts divergents qui existent dans l’entreprise, ni de bloquer toute évolution. Il s’agit de réunir autour de la table les différents acteurs pour leur permettre de réfléchir à des solutions justes pour les salariés et efficaces pour l’entreprise.

Bien sûr, cela nécessite au préalable de créer les conditions d’un dialogue social équilibré et loyal,  de s’assurer que les acteurs négocient à armes égales. Et pour cela, la présence syndicale est essentielle. Un syndicat permet aux représentants du personnel de compenser le lien de subordination qui les lie à leur supérieur. Un syndicat, c’est de la formation, des conseils économiques, sociaux, un soutien matériel et humain. C’est aussi une vision globale de l’entreprise et de la branche d’activité, ce qui exclut la défense corporatiste d’une profession.  

La CFDT défend un dialogue social de qualité et régulier au sein de l’entreprise. L’information, l’échange sincère et loyal permet d’anticiper au mieux les difficultés à venir et d’y faire face sans casse sociale. Sur un marché mondialisé et considérant les transitions que nous vivons, aussi bien numérique qu’écologique, il n’est pas anormal qu’une entreprise ait besoin de revoir son organisation. Ce qui est inacceptable c’est que ces mouvements se décident sans les salariés, par une décision unilatérale de l’employeur. Les travailleurs sont la principale richesse de l’entreprise, ils doivent pouvoir prendre part à ces décisions stratégiques. C’était le sens de nos propositions pour un renforcement de la place des salariés dans les Conseils d’administration ou pour d’avantage de codécision dans les entreprises sur des sujets tels que l’utilisation des subventions publiques, l’évolution des compétences, la rémunération des dirigeants ou l’organisation du travail.

Nous continuons à peser auprès du gouvernement pour que les représentants du personnel aient les moyens d’effectuer leurs missions correctement, que ce soit en termes d’heures de délégation ou de nombre de mandat.                                                                                              

Le dialogue social n’est pas une épine dans le pied de l’employeur, bien au contraire. Aujourd’hui, suite à cet accord chez Novo Nordisk, 350 emplois ont été créés, un restaurant d’entreprise construit et l’entreprise est restée leader mondial sur le marché de l’insuline.

Par le dialogue social, la qualité de vie au travail peut être améliorée, l’emploi et la compétitivité de l’entreprise préservés. Les militants de la CFDT le prouvent au quotidien. 

Invité de la matinale France Info : Mardi 12 septembre

Laurent France Info

J'étais ce mardi 12 septembre l'invité de Bruce Toussaint et Jean-Michel Apathie sur France Info pour évoquer les ordonnances qui réforment le code du Travail. L'occasion de rappeler que si la CFDT n'appelle pas à la manifestation, elle reste opposé aux mesures annoncées et compte peser sur les décrets et les débats à venir. 

 

Sur ce blog, je souhaite partager mes observations et ma façon de voir l’avenir. Ces réflexions se nourrissent de l’analyse de la CFDT, de ses propositions. Mais aussi des discussions avec les adhérents et militants de la CFDT, ainsi que les salariés et agents que je rencontre chaque semaine. Bienvenue !