archive :  2016/Mars

Chez Toyota : quand le dialogue profite à tous !

Mardi dernier j’ai passé la matinée avec l’équipe CFDT de Toyota à Valenciennes. J’avais rencontré une partie d’entre eux le 1er mai 215 au Working Time Festival (Festival pour les jeunes que nous avions organisé à l’occasion de la fête des travailleurs) et ils m’avaient invité à venir les voir chez eux. J’ai été impressionné par le dynamisme et le boulot réalisé par cette équipe, autant sur leurs pratiques syndicales que par les résultats obtenus pour leurs collègues.

La section est un peu à l’image de son secrétaire, Thomas Mercier à peine la trentaine et plein de détermination. Il place l’émancipation en haut des valeurs défendues au sein de l’équipe et met les principes en pratique : aucun cumul des mandats pour les 31 élus CFDT. Il m’explique : « je suis contre le cumul, et il y a plus d’idées dans plusieurs têtes ! » Seul petit point noir relevé par Thomas : le manque de femmes parmi les adhérentes.

Toyota usine

La section a été largement renouvelée en 2010. Depuis, sa proximité avec les « members » (la version Toyota « d’employés ») lui a permis d’acquérir une légitimité et de progresser aux élections professionnelles. Allant jusqu’à atteindre 40% des voix aux dernières élections en 2014. L’équipe CFDT a commencé par reprendre en main le CE. « Jusque-là c’était juste un CE Mickey, plaisante Thomas. Il se contentait d’organiser des voyages et l’arbre de Noël ». Les élus CFDT lui redonne sa dimension économique en se penchant sur la stratégie de l’entreprise et en faisant appel à des experts pour les accompagner. Dans son bilan, l’équipe est notamment très critique du choix de la direction de recourir fortement au travail temporaire, entre 500 et 700 intérimaires actuellement.

En 2012 la CFDT a signé un accord sur le travail dominical chez Toyota. Mais avant de s’engager elle a négocié dur. Elle a par exemple obtenu une majoration de 200% pour l’équipe de nuit, puis a organisé une consultation de tous les salariés concernés, résultats : 86% des members soutenaient l’accord. Après la signature, les élus CFDT ont fait face aux critiques des autres organisations syndicales mais les élections suivantes ont confirmé qu’ils avaient fait le bon choix avec la bonne méthode. D’autant qu’ils n’ont pas lâché l’affaire et obtenu en plus des primes et des jours de repos supplémentaires pour les salariés travaillant le week-end.

 

Dernièrement ils ont négocié une expérimentation pour améliorer la Qualité de vie au travail. La direction avait un projet, Back on track, visant à améliorer la productivité et sa qualité. Pour l’équipe la productivité « n’est pas un gros mot ». Ils ont donc fait entendre leur voix pour intégrer une dimension sociale au projet et parvenir à cette expérimentation. Concentrée sur une partie de la chaine de montage, elle permet aux members de signaler des difficultés rencontrées sur leur poste de travail et de proposer des améliorations. Un travail est ensuite engagé avec leur « Team leader » (chef d’équipe chez Toyota) pour parvenir à résoudre ces problèmes. Cela passe par le repositionnement des bacs comportant les pièces pour ne pas avoir à multiplier les mouvements, par l’installation de capteurs permettant de faciliter le picking en fonction du modèle de voiture… Les premiers retours d’expériences montrent que cette façon de faire améliore sensiblement les conditions de travail des salariés concernés, mais aussi la qualité de la production. L’heure du bilan n’a pas encore sonné, mais la direction pense déjà  à étendre le programme à l’ensemble du site.

En plein débat sur le projet de loi « travail », cette rencontre confirme ma conviction que le dialogue social, lorsqu’il est loyal, est bénéfique à tout le monde dans l’entreprise. Le rapport de force créé permet d’obtenir des protections et contre-parties adaptées aux attentes des salariés de l’entreprise. Alors oui la culture est particulière chez Toyota, mais cette façon de construire l’usine et le travail de demain est transposable dans bien d’autres entreprises.

Toyota Recadrée

Passage au Bondy Blog Café le 19 mars

Retrouvez mon passage au Bondy Blog Café. Merci à toute l'équipe pour ce moment très enrichissant ! 

Cliquez sur l'image sur pour accéder au lien >>> 

 Bondy blog

 

 

Interview à La Croix - 20 mars 2015

La loi Khomri a été réécrite et vous ne menacez plus de vous mobiliser contre elle. Comment est-on passé d’une loi à combattre à un compromis acceptable ? Iriez-vous jusqu’à dire désormais que c’est une bonne réforme ?

On est passé d’une loi qu’il fallait réécrire à une loi réécrite. Elle est désormais potentiellement porteuse de progrès, même si elle reste à parfaire.

À nos yeux cette réforme avait deux priorités : donner plus de marge à la négociation d’entreprise et de branche, et permettre que les droits suivent la personne tout au long de sa carrière indépendamment de son statut, grâce au Compte personnel d’activité (CPA). Mais quand la version initiale de la loi a été connue, il est apparu qu’elle contenait plusieurs mesures inacceptables.

D’abord, même si le texte donne plus d’importance à la négociation – ce qui nous convient –, il disait aussi que, en l’absence d’accord, le droit qui s’appliquerait serait inférieur au droit actuel, en matière de temps de travail. Cela a disparu de la version réécrite, qui a aussi étoffé le CPA, à notre demande, et a généralisé la garantie jeunes.

Enfin, s’étaient greffées sur cette réforme plusieurs mesures d’inspiration libérale, qu’on pourrait résumer par « pour embaucher plus il faut pouvoir licencier plus », et qui ne nous convenaient pas. C’était le cas du plafond des indemnités prud’homales, qui a été remplacé par un barème indicatif. Quant aux dispositions sur le licenciement économique, nous espérons qu’elles vont encore pouvoir évoluer dans le débat parlementaire.

La CFDT a beaucoup pesé dans cette réécriture, à tel point que certains disent que vous êtes le vrai ministre du travail. On sait aussi que votre prédécesseur François Chérèque dirige Terra Nova, think tank proche du PS ; que Jacky Bontems, ancien numéro deux, conseille François Hollande ; qu’Anousheh Karvar, ancienne dirigeante, est directrice de cabinet adjoint de Myriam El Khomri… Cette proximité ne pose-t-elle pas problème ?

Le parcours public des anciens de la CFDT, cela ne me regarde pas. Vous voudriez que François Chérèque aille garder des chèvres dans le Larzac pour finir sa carrière ? Anousheh Karvar a quitté la CFDT pour préparer l’entrée à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), puis elle a été recrutée là où elle a des compétences.

Les gens qui ne s’accrochent pas à leur mandat ont quand même le droit d’avoir une carrière après ! S’il n’était pas extrêmement compliqué d’être recruté par une entreprise quand on a fait du syndicalisme, ce serait plus facile, croyez-moi.

Pour ma part, je ne suis le soutien de personne et je n’ai ma carte dans aucun parti, ce que ne peuvent pas dire tous les dirigeants d’autres confédérations.

Alors ça m’agace d’être caricaturé en ministre du travail. Ce n’est pas Laurent Berger qui pèse dans le débat, c’est la CFDT. Et si la CFDT pèse, c’est que, contrairement à certaines organisations qui critiquent tout le temps mais ne s’engagent jamais, à la CFDT, on accepte de s’engager. Parfois on dit non, parfois on dit oui.

Dans le cas du projet de loi El Khomri, on a joué le rapport de force pour se faire entendre. Et quand je vois le collectif Alerte – qui rassemble des associations de lutte contre la pauvreté – dire qu’il y a des bonnes choses dans cette loi, je me dis qu’on n’est pas complètement à côté de la plaque.

Considérez-vous, cependant, que, comme le disent certains, les partenaires sociaux n’ont pas été consultés sur cette réforme ?

Honnêtement, sur le cœur de la réforme, à savoir la volonté de renforcer la place de la négociation collective par rapport à la loi, il n’y avait pas de volonté des partenaires sociaux de négocier.

En revanche, sur les licenciements économiques, il y a eu des ratés. Ce qui est préjudiciable dans la période actuelle. Il y a un ras-le-bol, une exaspération, que je partage. Alors, quand on lance une réforme qui comme la loi El Khomri a de quoi faire réagir, ça peut partir très vite.

Nous vivons un moment de forte fatigue démocratique. Quand on regarde les ressorts du vote extrême, on voit que les gens ont l’impression qu’on les laisse tomber. Plus que jamais, on a besoin d’espoir, d’explication. Et de dialogue social.

En France, on a tendance à avoir un fonctionnement jacobin, à décider d’en haut sans faire confiance aux acteurs qui sont au plus près des réalités. Et il y a une terrible habitude des postures : il est plus facile d’être « contre » que d’être « pour ». Notre pays a besoin d’apprendre la culture du dialogue.

Tout le monde n’est pas pour autant convaincu de la vertu du dialogue social pour réformer. À droite, plusieurs ténors semblent tentés par les ordonnances pour réformer dans la foulée de l’élection présidentielle de l’an prochain…

Les candidats de droite sont en campagne pour la primaire. Ils ont besoin de dire qu’ils vont agir vite et seul. Je ne suis pas certain qu’ils le feront s’ils sont élus. Mais, au cas où, je dis qu’il faut faire attention. On est dans une société qui ne se sent pas très bien, où la confiance envers les dirigeants se réduit.

Il y a un besoin énorme de délibération collective, d’exercice de la démocratie, comme dit Pierre Rosanvallon. Il n’y a pas d’autre voie pour réformer notre pays que le dialogue. On doit se parler, partager des constats, des analyses et essayer de trouver des solutions. Tous ceux qui voudraient faire autrement se trompent.

Moi, en tout cas, je ne veux pas d’une société autoritaire ou en dehors du dirigeant et du peuple, il n’y a rien. La société doit se construire avec ses acteurs, ses corps intermédiaires. Et dans le monde du travail, les acteurs, ce sont les partenaires sociaux.

Sur le fond, pour recréer de l’emploi, pensez-vous que notre marché du travail a besoin de flexibilité ?

À la CFDT, nous n’avons jamais refusé de considérer le besoin de souplesse des entreprises. En 2008 et en 2013, nous avons signé des accords qui créaient des assouplissements pour permettre aux entreprises d’être compétitives. Mais, pour nous, ça ne doit pas se faire au détriment de la protection du salarié.

Par exemple, je comprends que les entreprises ont besoin de prévisibilité. C’est pour ça que nous ne sommes pas opposés à un barème d’indemnités prud’homales indicatif. Mais nous sommes contre un plafond impératif car, quand il y a eu licenciement abusif, la réparation doit être à la hauteur du préjudice subit par le salarié.

Il faut un cadre général pour tous, mais les entreprises ont besoin de trouver des solutions adaptées à leurs problèmes. Pour moi, le besoin de souplesse doit se faire par le dialogue social, car c’est le dialogue social qui permet de garantir que ces souplesses ne se feront pas au détriment des salariés. Il faut du dialogue social dans les branches pour éviter que les entreprises d’un même secteur ne se fassent concurrence par le social. Et il en faut dans les entreprises.

À Toyota, où j’étais mardi, les partenaires sociaux ont négocié un accord sur l’organisation du travail, qui concerne aussi le travail le week-end, mais, en face, ils ont obtenu des contreparties, en termes d’emplois, de rémunération, de repos. C’est ça qu’il faut faire.

Pensez-vous que pour lutter contre la dualité du marché du travail, il faut rendre le CDI plus souple ?

Non, la flexibilité ne doit pas se faire sur le contrat de travail. Le CDI doit rester la forme normale du contrat. Et ce n’est pas en diminuant les droits des gens qui sont en CDI qu’on améliorera ceux des personnes qui sont en contrat précaire. Au contraire, il faut construire des passerelles. C’est ce que doit faire le CPA en permettant aux gens de passer d’une situation à une autre sans perdre des droits.

De même, ce n’est pas en s’attaquant au CDI qu’on empêchera les employeurs de recourir aux travailleurs indépendants. Mais il faut mieux protéger ces travailleurs indépendants, avec une couverture sociale adaptée et en veillant à ce que le donneur d’ordre n’impose des conditions abusives. Avec notre fédération Conseil communication et culture, on est en train de travailler à la création d’une plate-forme qui leur permettra à la fois d’être défendus et d’avoir accès à des services.

Au final, que faudrait-il faire qui n’a pas déjà été essayé pour recréer de l’emploi ? N’est-on pas face à un phénomène de chômage de masse durable ?

Je ne crois pas qu’on soit condamné à un marché du travail low cost. Ni à la fin du salariat. Mais je ne crois pas non plus à la solution miracle, celle qui créerait des millions d’emplois. J’en ai assez qu’on me cite l’Espagne pour prouver qu’une réforme du marché du travail est la solution. Je rappelle que l’Espagne a un taux de chômage de 20 %.

La vraie question, c’est quel type d’économie on veut. Je ne veux pas entrer dans le débat sur la politique de l’offre et la politique de la demande, je pense qu’il faut les deux. Je parle d’un économique qui conjugue performance économique et performance sociale.

L’entreprise doit mettre la qualité du travail et des emplois au cœur de sa stratégie. Il faut également investir dans les besoins de notre société. Prenez les services à la personne. On sait qu’énormément de personnes âgées ont besoin d’aide. Or, on supprime des emplois à tour de bras en ce moment dans ce secteur et on n’investit pas dans la qualité de l’emploi.

Même chose avec l’isolation thermique des bâtiments où l’on sait que le besoin est énorme. Pourquoi n’investit-on pas dans ces secteurs ? Ou encore avec le numérique, on sait que d’ici vingt ans, la moitié des métiers seront nouveaux. Il faut dès maintenant investir massivement dans la formation, et notamment celle des jeunes et des demandeurs d’emploi. On est face à un manque criant d’anticipation.

Propos reccueillis par Nathalie Birchem

L’égalité entre les femmes et les hommes, un combat de toujours de la CFDT !

Progressiste et féministe, voilà comment se définit la CFDT !  

Etre féministe ? C’est tout simplement vouloir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, à tous les niveaux de la société. Un combat qui fait écho aux valeurs de la CFDT, à notre histoire jalonnée d’engagements contre toutes les formes d’injustices et de discriminations. Car comment construire du progrès social si on laisse perdurer les différences de traitement entre les sexes ?

L’égalité professionnelle est une dimension indispensable de l’égalité tout court. Aujourd’hui, la rémunération des femmes reste en moyenne 20% inférieure à celle des hommes. Si on doit s’indigner de ces inégalités salariales, nous ne devons pas oublier que leurs causes prennent racines bien en amont ; dans des stéréotypes encore ancrés et des immobilismes confortables. Il y a encore trop d’obstacles sur le parcours des femmes, trop de limites à leurs aspirations et à leurs possibilités de se réaliser : dès l’orientation scolaire, dans l’accès aux formations qualifiantes, aux promotions…. Nous ne pouvons pas nous satisfaire qu’il y ait si peu de femmes dans les métiers techniques et aux postes à responsabilité ; ni que maternité et carrière demeurent trop souvent des choix distincts.

Pour changer les choses, l’action syndicale doit s’emparer de la question de l’égalité femme-homme, et en faire un axe transversal à toutes ses revendications. Agir pour une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée ; pour un partage plus égalitaire de l’exercice de la parentalité ; pour la revalorisation des métiers majoritairement occupés par les femmes ; c’est faire progresser l’égalité !

Au moment où la société s’interroge  sur le « vivre ensemble », nous ne devons pas traiter la question de l’égalité entre les femmes et les hommes comme une question annexe. Parce que ce qui alimente le sexisme et les stéréotypes est souvent diffus et enraciné dans nos habitudes, nous devons tous nous remettre en question,  écouter les expériences de chacun et de chacune…et progresser ensemble vers une société plus égalitaire, tout simplement. 

Devoir de vigilance des multinationales : "Il n’est plus tolérable d’attendre"

Le 30 mars 2015, l’Assemblée nationale votait en première lecture un texte d’une avancée historique pour la protection des droits humains et environnementaux : la proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre.

Elle exige des grandes entreprises qu’elles se conduisent de manière responsable, ce qu’elles prétendent déjà faire. Le dispositif réclame d’elles de mettre en œuvre un plan de vigilance pour l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire incluant leurs filiales et sous-traitants en France et dans le monde.

Près d’un an après ce vote exemplaire, ce texte est toujours bloqué. Le Sénat y a publiquement martelé son opposition et a décidé, en novembre 2015, d’en abroger tous les articles. L’Assemblée nationale doit maintenant en réaliser une seconde lecture ; or, la proposition de loi n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour de ses travaux. Il n’est plus tolérable d’attendre.

Large soutien populaire

Et pourtant, cette proposition est soutenue par de nombreux parlementaires décidés à voir concrétiser une loi qui protège l’intérêt général, et par une coalition inédite d’acteurs de la société civile, ONG et syndicats.

Ce texte bénéficie également d’un large soutien populaire. Selon un sondage réalisé par nos organisations, trois Français sur quatre estiment que les multinationales doivent être tenues responsables juridiquement des impacts humains et environnementaux provoqués par leurs filiales et sous-traitants.

Près de 190 000 citoyens ont signé la pétition demandant aux pouvoirs publics de garantir la mise en œuvre de cette loi. L’indignation suscitée par des drames humains comme l’effondrement au Bangladesh de l’immeuble du Rana Plaza en 2013 est toujours vive : près de 1 200 ouvriers qui produisaient des vêtements pour des marques occidentales, notamment françaises, y ont trouvé la mort. Ou encore par le naufrage de l’Erika au large des côtes bretonnes en 1999, qui a endommagé de manière irréversible l’écosystème.

Imposer un devoir de vigilance permet de prévenir de tels drames et éviter que des entreprises exploitent des travailleurs partout dans le monde en bafouant leurs droits par la recherche d’une production à moindre coût.

Combat pionnier 

Depuis un an, des dirigeants de multinationales chuchotent qu’ils soutiennent une telle régulation, dont ils anticipent un impact bénéfique sur leur compétitivité à l’international, dans un contexte d’évolution vers davantage de responsabilité pour les acteurs économiques. Le Forum pour l’Investissement responsable, qui regroupe investisseurs, gestionnaires de fonds et consultants, a également apporté son soutien à cette proposition de loi.

Et si la France craignait d’être isolée dans un combat pionnier, ce n’est plus le cas ; elle peut désormais compter sur des initiatives similaires initiées par plusieurs pays, dont la Suisse et l’Allemagne.

Le gouvernement, par la voix de son secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a réitéré en novembre 2015 son soutien à ce texte de loi. Quand sera-t-il alors inscrit aux travaux de l’Assemblée, et rendu effectif ? Une telle loi permettrait de traduire les grandes déclarations et les engagements internationaux de l’Etat français en actes concrets.

Son examen doit être accéléré pour permettre son entrée en vigueur sans attendre un nouveau scandale social ou environnemental impliquant des entreprises françaises.

Les signataires : Florent Compain, président des Amis de la Terre ; Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France ; Ghislaine Hierso, présidente de l’Association française des Petits Débrouillards ; Bernard Pinaud, délégué général du CCFD - Terre Solidaire ; Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; Alexandre Grillat, secrétaire national confédéral de la CFE-CGC ; Geoffroy de Vienne, conseiller du président confédéral de la CFTC et président d’Ethique et Investissement ; Guillaume Duval, président du Collectif Ethique sur l’étiquette ; Karim Lahidji, président de la FIDH ; Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l’Homme ; Michel Capron, président du Forum Citoyen pour la RSE ; Bernard Chevassus-au-Louis, président, d’Humanité et Biodiversité ; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’Homme ; Michel Grandmougin, président de Peuples Solidaires - ActionAid France ; William Bourdon, président de Sherpa ; Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA.

  • Collectif

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Sur ce blog, je souhaite partager mes observations et ma façon de voir l’avenir. Ces réflexions se nourrissent de l’analyse de la CFDT, de ses propositions. Mais aussi des discussions avec les adhérents et militants de la CFDT, ainsi que les salariés et agents que je rencontre chaque semaine. Bienvenue !