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Interview aux Echos le 27 février 2018

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Cette interview est initialement parue dans le quotidien Les Echos daté du 27/02/2018

Deux accords nationaux interprofessionnels négociés en 48 heures, c'est du jamais vu, non ?

Il faut s'en réjouir. La CFDT a fait le job, et dans des conditions compliquées. Le résultat, ce sont deux textes qui créent de nouveaux droits. Ils sont le pendant des ordonnances réformant le Code du travail, le volet sécurisation pour les travailleurs. J'alerte le gouvernement sur le danger qu'il y aurait à le compromettre.

Manifestement, Muriel Pénicaud ne partage pas votre avis. Elle doit annoncer ce mardi une réforme de la formation professionnelle qui devrait remettre en cause la gestion paritaire du système. Est-ce un casus belli ?

Il est regrettable qu'à peine la négociation finie, Muriel Pénicaud ait choisi de critiquer injustement son résultat , au lieu, d'abord et avant tout, de souligner les nouveaux droits que nous avons instaurés pour les salariés. Cela dit, on verra en fonction du contenu précis des annonces. On a besoin d'opérateurs gérés par les partenaires sociaux pour recueillir les besoins de compétences et qui conseillent les entreprises. Bien sûr qu'il faut réduire le nombre de branches professionnelles ou revoir les OPCA [organismes partitaires collecteurs agréés des fonds de la formation, NDLR] dans une logique de filière. Tout cela, on peut en discuter. Mais si ça revient à mettre les salariés face à leur smartphone pour utiliser leurs heures de CPF, alors on aura loupé la transformation car les moins qualifiés, ceux pour qui la formation n'est pas forcément un bon souvenir, seront les grands perdants.

C'est pour cela que l'accompagnement gratuit et universel est si important. Il faut donc maintenir cet acquis de la CFDT dans la négociation : ceux qui n'en ont pas besoin s'en passeront, les autres en profiteront.

Êtes-vous prêt à ce que la collecte des fonds de formation soit retirée aux OPCA, comme certains le souhaitent ?

La collecte des fonds de formation mutualisés n'est pas un sujet pour la CFDT. Le sujet qui nous obsède c'est l'effectivité des droits acquis. Les gens se moquent du back office. C'est pour cela qu'on a souhaité une réforme des certifications professionnelles ou qu'on se penche sur la question de la qualité des organismes de formation. Là, il y a encore du travail à faire. La CFDT n'est pas fermée à regarder comment faire évoluer les OPCA, on ne peut pas nous taxer de conservatisme. Mais le gouvernement ne peut pas décider dans son coin sans en discuter. Attention aux fausses bonnes idées !

J'ai été conseiller en insertion professionnelle. Il y a énormément de personnes qui n'auraient jamais retrouvé du travail si on n'avait pas été là. Il est faux de dire que chacun peut se débrouiller tout seul pour trouver une formation. On a besoin du conseil en évolution professionnel. C'est indispensable.

Mais vous signez quand même l'accord, bien que le gouvernement n'en reprenne qu'une partie...

On le signe en demandant au gouvernement que l'ensemble des droits soient effectifs et garantis dans le projet de loi. Si on passe d'une organisation à l'autre brutalement, alors cela ne fonctionnera pas. En 2013, quand nous avons négocié le précédent accord, et malgré toute l'énergie des syndicats, du patronat et de l'Etat, il a fallu un an et demi pour tout mettre en place. Le changement, c'est long. Le gouvernement doit entendre les négociateurs.

Le ministère du Travail n'est pas convaincu non plus par votre accord sur la couverture chômage des démissionnaires. Il voulait une indemnisation moins favorable qu'en cas de licenciement...

Nous ne voulons pas de droits dégradés pour les démissionnaires qui profiteront de ce nouveau droit. C'est une ligne rouge pour la CFDT.

Le volet contrats courts de l'accord sur l'assurance-chômage n'est pas très différent de ce qui est déjà prévu et n'a jamais été appliqué. Pourquoi la CFDT a-t-elle accepté ?

L'accord renvoie à des négociations dans les branches qui doivent se dérouler cette année. Et il rappelle que le gouvernement appliquera des sanctions financières si elles échouent. Cela fait partie de l'équilibre de l'accord. La ministre du Travail doit très vite annoncer le dispositif de sanctions qui s'appliquera en 2019. On ne lui demande pas un gros effort puisque le bonus-malus était une promesse de campagne ! La diminution du nombre de  contrats courts est un enjeu majeur pour l'emploi de qualité.

Le gouvernement sous-estime-t-il les tensions sociales provoquées par ses réformes ?

C'est bien que le président se préoccupe d'améliorer l'image de la France à l'international. Mais il fait comme si la question sociale avait disparu avec l'amélioration de la conjoncture, comme si c'était devenu une question subalterne. Je dis au gouvernement : attention, danger ! Il commet une grave erreur, car les grands enjeux sociaux sont devant nous.  La croissance est de retour , tant mieux, mais elle doit être plus inclusive. Beaucoup de personnes, de beaucoup de territoires, ne sont pas montées dans le train et continuent de décrocher. Les facteurs d'inquiétude d'avant l'élection présidentielle sont toujours présents. Le pays ne s'en sortira pas sans une politique sociale ambitieuse et assumée. Nous sommes à un moment clef du quinquennat.

Peut-il y avoir de fortes mobilisations ? La formation professionnelle ne fait pas descendre les gens dans la rue...

Le mécontentement ne se mesure pas tout le temps à l'aune du nombre de manifestants. Ce que je vois, c'est que les tensions s'accumulent dans les Ephad, les hôpitaux, chez Carrefour, dans les prisons, la police, l'éducation, les collectivités territoriales... Il faut apporter des réponses concrètes aux agents. Et puis il y a la SNCF. Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnance sur la réforme du marché du travail, car il l'avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l'élection. Ce n'est pas le cas pour la SNCF. Si le gouvernement donne le sentiment qu'il se précipite, ça se passera mal...

Mais la SNCF peut-elle continuer comme cela ?

Il y a trois sujets. Sur l'ouverture à la concurrence, nous ne la voulions pas, mais nous ne sommes pas fermés à regarder les conditions de mise en oeuvre. Sur la gouvernance, la  SNCF doit rester une entreprise publique et dans ce cas, nous pouvons débattre des évolutions éventuelles. Quant au statut des agents, expliquez-moi en quoi cela nécessite des ordonnances ? Un tel dossier doit être traité par la concertation et la négociation au sein de l'entreprise. Surtout, les difficultés de l'entreprise ne peuvent se résumer au statut des cheminots, après des années de sous-investissement.

Oui, l'entreprise doit évoluer, mais avec les cheminots, pas contre les cheminots. Là, on leur présente la réforme en disant : « Tout cela est un peu de votre responsabilité alors on va vous remettre au boulot ». Je ne laisserai personne cracher à la figure des cheminots, pareil pour les fonctionnaires.

Vous n'êtes manifestement pas séduit par la méthode Macron...

Je ne suis pas anti-Macron ou pro-Macron, je suis attaché à la justice sociale et à la démocratie. Autrement, on fait progresser toutes les forces conservatrices. Sur la formation professionnelle et l'assurance-chômage, je vous rappelle qu'on a été confrontés à des lettres de cadrage pas forcément très débattues et au contenu très aléatoire et que les négociations se sont déroulées sans que l'on sache vraiment ce que voulait le gouvernement. Moi, pendant les nuits de négociation, je ne dors pas. Muriel Pénicaud aurait pu m'appeler dans la nuit de mercredi à jeudi si elle trouvait que le projet en discussion lui posait problème, non ?

C'est la première fois que l'on entend un syndicaliste réclamer officiellement des tractations en coulisse...

Le gouvernement a eu des échanges avec l'ensemble des négociateurs durant ces négociations. Elles ont été ouvertes à la demande du gouvernement, il était donc logique qu'il les accompagne. Le problème, c'est qu'à tous les étages de l'exécutif, au ministère du Travail ou ailleurs, on peut vous donner la date à laquelle va se faire l'arbitrage par Emmanuel Macron - ce lundi pour la formation et l'assurance-chômage - mais personne n'est capable de prévoir son contenu.

La méthode Macron, c'est: Vous discutez et je tranche, et personne ne sait de quel côté ça va tomber. On a des interlocuteurs suspendus à la décision du président de la République. Cela pose un problème de fonctionnement démocratique et d'efficacité.

Avec Emmanuel Macron, plus question de laisser au patronat et aux syndicats le pouvoir d'édicter les normes sociales. N'est-ce pas aussi un échec cuisant pour la CFDT ?

Non. La CFDT comme d'autres a largement montré qu'elle n'était pas fermée aux réformes. Nous revendiquons d'ailleurs un syndicalisme de transformation sociale. Mais attention à la méthode. Il y a dans ce pays des corps intermédiaires attachés à l'intérêt général qui méritent d'être écoutés, considérés ! Au sein de la CFDT, le mécontentement commence à monter et la façon dont l'exécutif va réagir aux deux accords de la semaine dernière sera déterminante pour la suite. Attention au chamboule-tout décidé dans la précipitation et sans réel dialogue. Si on nous piétine, il ne faudra pas ensuite venir nous chercher pour éteindre l'incendie.

Ne vous sentez-vous pas un peu seul désormais à prôner le primat des partenaires sociaux sur le social, compte tenu du désengagement du Medef ?

On a effectivement une partie du patronat qui est tétanisée avec la  succession de Pierre Gattaz au Medef, ce qui n'aide pas dans les négociations. Mais il n'y a pas que le Medef, il y a aussi l'U2P et la CPME avec laquelle nous venons de signer un texte commun sur la responsabilité sociale et environnementale. L'histoire sociale, ce n'est pas une photo mais un film avec des moments où ça patine et d'autres où ça va mieux.

Propos recueillis par Leïla de Comarmond, Etienne Lefebvre et Alain Ruello

Les travailleurs, acteurs indispensables et moteurs de la transition écologique

J'ai eu le plaisir de collaborer le mois dernier au numéro 89 de la revue Responsabilité & environnement des Annales des Mines de l'école des Mines - ParisTech intitulé : ZEN 2050 : Vers une Europe Zéro Emission nette en 2050

Mon article porte sur l'importance de la place des travailleurs dans la transition écologique. Je rappelle que nous ne souhaitons pas une transition brutale et décidé unilateralement. La transition écologique doit se faire démocratiquement et à hauteur d'homme. Le travail et l'emploi ne peuvent être des variables d'ajustement.

Pour le consulter gratuitement, c'est par ici.

2018 re janvier couverture

 

 

 

Visite du centre d’hébergement d’urgence Romain Rolland à Montrouge

Ce jeudi 15 février, je me suis rendu à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, pour visiter le centre d’hébergement d’urgence Romain Rolland du Samu social de Paris.

Ce centre, ouvert en 2014, accueille une population hétérogène, avec des parcours très différents. Il a la particularité de pouvoir proposer en même temps 49 places pour l’hébergement d’urgence, mais également 44 places en chambres individuelles pour des périodes d’accueil plus longues. Le personnel est composé de 30 salariés à temps plein (travailleurs sociaux, médecins, animateurs …) ainsi qu’une vingtaine de vacataires.

C’est Pierre Joubert, le directeur du centre et Christine Laconde, directrice générale du SAMU Social de Paris qui me font visiter. Ils insistent sur l’importance de la reprise d’autonomie des pensionnaires. Pour cela ils misent sur la dynamique de groupe. Ainsi, le jardin par exemple est entretenu par les usagers. Face à la diversité des parcours des personnes accueillies ils disent « Nous sommes des généralistes de tous les maux de la société ». Pierre Joubert me précise un élément important « Nous ne sommes pas dans le logement, mais dans l’hébergement. Notre objectif, c’est de faire cette transition vers le logement ». Les centres d’hébergement d’urgence ne peuvent être que des solutions provisoires vers des solutions plus durables. C’est pourquoi l’accompagnement est primordial. Malheureusement, les mesures en ce sens font défaut. Le gouvernement a annoncé vouloir promouvoir « Le logement d’abord » et annoncé le chiffre de 50 000 solutions de logement durables. C’est une bonne chose, mais cela ne sera probablement pas suffisant pour faire face à la demande.

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Après cette visite, je rencontre la section CFDT. Une belle équipe qui réalise 40% des voix aux élections professionnelles. Brigitte, déléguée syndicale, me prévient d’entrée : « Ce centre est un peu la vitrine, les conditions y sont très bonnes, mais attention, ailleurs les locaux sont beaucoup plus vétustes ! »

Cette vétusté est au cœur des préoccupations des salariés : les locaux sont souvent inadaptés à l’outil de travail, voire à la limite de la conformité pour certains. Ce qui nuit évidemment aux conditions de travail mais aussi aux conditions d’accueil.

Pour ces travailleurs, qui se dédient aux plus fragiles avec une conviction admirable, la reconnaissance fait parfois cruellement défaut. Il leur a fallu plus de 20 ans pour obtenir un statut et des grilles de salaires, qui restent malgré tout très bas. Pourtant ces travailleurs et travailleuses sont une richesse, ils sont les chevilles ouvrières de la solidarité envers les plus précaires et méritent donc une meilleure situation que celle qui leur est faite. C’est pourquoi la CFDT a pris l’initiative d’entamer des négociations, actuellement en cours, pour rééquilibrer les disparités de traitement existantes entre les salariés. 

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Mais le sujet au cœur des discussions de ces professionnels du social, c’est la circulaire Collomb, qui prévoit le recensement des migrants dans les centre d’hébergement d’urgence. Ils y sont résolument opposés. Une travailleuse sociale me dit « Nous ne sommes pas  là pour faire un tri sélectif, cela nous pose un problème éthique et déontologique » Brigitte me confirme « L’inconditionnalité de la prise en charge était au cœur du projet créé par Xavier Emmanuelli[1] ».

La CFDT est résolument opposée à cette circulaire et à la politique migratoire du gouvernement, qui va notamment à l’encontre d’un traitement humain des personnes(J'ai d'ailleurs co-signé une tribune a ce sujet). Cela est d’autant plus une question syndicale qu’elle impacte fortement le quotidien des personnels qui sont en première ligne sur le terrain. Au SAMU social cette circulaire est une problématique transversale à tous les métiers : dans les espaces sociaux d’insertion par exemple, qui font de l’accueil de jour, c’est autour de 70% des personnes accueillies qui sont issues des flux migratoires. Sur ce sujet comme sur d’autres, il est urgent de ne pas perdre la bataille des idées.


[1] Médecin, fondateur en 1993 du SAMU social de Paris.

La CFDT s’engage pour sécuriser les parcours professionnels de tous les actifs

La CFDT est engagée dans les discussions lancées par le Gouvernement pour réformer l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance chômage. Nous abordons ces trois chantiers ensemble, avec un même objectif : pour endiguer le chômage de masse, faire face aux mutations profondes amenées par les évolutions technologiques toujours plus rapides et la transition écologique indispensable, nous voulons construire une véritable sécurisation des parcours. Nous voulons mettre le travailleur en capacité d’agir et de décider de son parcours.

Demain, se tient une des dernières séances de négociation sur la formation professionnelle. La CFDT fait des propositions pour le développement des compétences de tous les actifs, jeunes en alternance, salariés comme demandeurs d’emploi. La montée en compétences, c’est un enjeu majeur de sécurisation des parcours et par la même de la compétitivité des entreprises.

Lors des négociations de 2013, la CFDT avait obtenu la création du compte personnel de formation (CPF), un droit à la formation directement attaché à la personne et non plus à son statut professionnel. Nous voulons aujourd’hui renforcer ce droit et le rendre plus équitable. Nous proposons de consolider un droit à la formation pour tous, tout en le renforçant pour les travailleurs les moins sécurisés (personnes peu qualifiées, séniors licenciés, salariés en temps partiel…).  Le CPF doit également permettre à ceux qui le souhaitent, d’opérer une transition professionnelle plus profonde.

Mais un droit n’est rien s’il n’est pas connu et mobilisable. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur l’accompagnement, un accompagnement gratuit et universel, pour tous et pas seulement les mieux informés ou les plus agiles. Cet accompagnement doit permettre à chacun de s’interroger sur son parcours professionnel, d’anticiper les changements et de construire un projet. On l’oublie souvent, mais les freins à l’emploi ne sont pas uniquement professionnels, ils peuvent aussi être la conséquence de problèmes de santé, de problèmes familiaux… Ce sont tous ces aspects de la vie d’une personne qui doivent être pris en compte pour la réussite d’un projet professionnel. C’est dans ce sens que la CFDT propose de renforcer le Conseil en évolution professionnelle : le rendre plus visible en multipliant les campagnes de communication envers ceux qui en auraient le plus besoin, plus accessible en l’organisant au plus près des travailleurs et plus global en impliquant l’ensemble des acteurs de l’accompagnement (partenaires sociaux, assistants sociaux, associations…).

Enfin, la formation des travailleurs doit être l’objet de discussions entre employeurs et salariés dans les entreprises. D’abord, parce que le besoin en compétences est un choix stratégique pour une entreprise, un élément essentiel de la qualité de ses produits ou de ses services. Mais aussi parce que l’écart qui pourrait exister entre le besoin en compétences et les aptitudes des salariés représente un risque pour les travailleurs de déqualification. Au même titre que l’employeur est responsable de la sécurité des salariés dans l’entreprise, il doit être responsable de leur employabilité. 

Dans un monde en mouvement, la CFDT veut donner aux travailleurs la capacité de voir venir, de rebondir en cas d’accident de parcours et de garder prise sur leur avenir professionnel. Nous voulons poursuivre la transformation de notre modèle social vers un système solidaire dans lequel chacun bénéficie de droits adaptés à ses besoins et de l’accompagnement nécessaire à la construction de son parcours.  

Matinale de CNEWS le 12/02/2018

J'étais l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur CNEWS ce 12 février. L'occasion de faire le point sur les négociations en cours et de réagir sur les annonces faites sur les fonctions publiques. 

 

Sur ce blog, je souhaite partager mes observations et ma façon de voir l’avenir. Ces réflexions se nourrissent de l’analyse de la CFDT, de ses propositions. Mais aussi des discussions avec les adhérents et militants de la CFDT, ainsi que les salariés et agents que je rencontre chaque semaine. Bienvenue !